Ce que j’ai retenu des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence

 Ce que j’ai retenu des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence #REAIX2025, partie 1 !

𝑺𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒂𝒊𝒏𝒆𝒕𝒆́ 𝒆𝒖𝒓𝒐𝒑𝒆́𝒆𝒏𝒏𝒆 :

  • En matière technologique, l’Europe a raté plusieurs trains : le spatial, les semiconducteurs, le cloud, l’IA… Au point que, pour Nicolas Dufourcq (Bpifrance), l’Europe est « doublement colonisée » : par les grands groupes américains sur le plan numérique, par les acteurs chinois sur le plan industriel. Et voilà que l’on s’adresse à nous, Européens, avec une condescendance croissante (cf. JD Vance à Munich).

  • Parmi les causes de ce déclassement, notre amour de la bureaucratie : « le KPI de l’Union européenne, c’est la norme : l’Europe vit dans un monde juridique, où on légifère d’abord et on simplifie ensuite » (Nicolas Dufourcq).

  • Aux deux colonisations évoquées plus haut, Enrico Letta ajoute une troisième, financière cette fois – et rappelle que chaque paiement que nous effectuons à l’aide d’une carte bleue enrichit des entreprises américaines.

Une fois le diagnostic posé, comment réagir ?

  • En passant de 27 marchés nationaux à un marché intérieur réellement intégré, sans quoi l’Europe ne sera jamais compétitive face aux États-Unis, à l’Inde ou à la Chine. Un exemple de l'absurdité actuelle ? Cette anecdote d'Enrico Letta qui raconte qu'il n'a pas pu payer sa facture d'électricité en Espagne, faute de numéro de portable et compte bancaire locaux !

  • En tentant, s’il est encore temps, de mieux maîtriser nos données et nos chaînes d’approvisionnement. Plus facile à dire qu’à faire !Le mot de la fin pour Enrico Letta : « Entre les États-Unis et la Chine, il faut choisir l’Europe ».

Voilà pourquoi je ne me suis pas fait prier pour commander la géniale casquette « Make Europe Great Again » hashtag#MEGA, croisée à Aix, une belle idée de JEDI ⚡️ Joint European Disruptive Initiative !

Ce que j’ai retenu des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence #REAIX2025, partie 2 !

𝑳𝒂 𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒅𝒆𝒎𝒂𝒊𝒏 𝒔𝒆𝒓𝒂 :

  • …un hub énergétique, pour Jérôme Stubler (Equans) -- à condition d’inventer, sur le modèle du PLU, un « Plan local énergétique », et de miser sur la géothermie de surface avec stockage d'énergie. C'est ce qu'ont fait les Pays-Bas en s'appuyant sur un mélange d’incitations financières et de réglementation. À la clé : des économies d’énergie d’un facteur 6 et une baisse de température de 3°C. Un chantier de 30 ans à lancer dès maintenant, en s’appuyant sur des financements privés.

  • … une ville où les infrastructures seront optimisées en temps réel par le numérique. À la clé : un ROI de quelques mois seulement grâce à une nette diminution du gaspillage énergétique.

  • … une ville située près d’une source d’eau et de lieux de stockage d’eau, pour Pierre Pauliac (SUEZ), qui rappelle qu'en 2050, 88 % du territoire français connaîtra du stress hydrique l’été et prévient que cette nouvelle donne provoquera des migrations de populations au sein du territoire français. La ville du futur sera donc, aussi, une ville qui recycle l’eau pour la réinjecter dans le réseau d’eau potable.

  • … une ville qui se construira grâce à un dialogue continu entre les acteurs publics et privés de la fabrique urbaine, mais aussi à des itérations constantes avec les usagers des infrastructures, pour Gwenola Chambon (Vauban Infrastructure Partners).

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